L'arbitrage clé
Rémunération ou dividendes :
l'arbitrage qui change tout.
Que le médecin choisisse SELARL ou SELAS, la question critique de gestion annuelle est la même : combien se verser en rémunération de gérance (imposée à l'IR personnel + cotisations sociales) et combien laisser en bénéfices (potentiellement distribués en dividendes ou conservés en société) ? Cet arbitrage est différent en SELARL et en SELAS — et c'est ce qui rend une forme préférable à l'autre selon les profils.
En SELARL — le piège des dividendes
Depuis la loi de financement de la sécurité sociale 2013, les dividendes versés au gérant majoritaire TNS sont soumis aux cotisations sociales TNS pour la part qui dépasse 10 % du capital social + primes d'émission + comptes courants d'associé. Concrètement, un gérant qui veut basculer massivement sa rémunération en dividendes pour éviter les cotisations sociales se heurte à cette règle — la fraction supplémentaire est taxée comme la rémunération. La stratégie « tout en dividendes » est donc inefficace en SELARL au-delà d'un seuil rapidement atteint.
En SELAS — la liberté sur les dividendes
En SELAS, les dividendes versés au président ne supportent que le PFU à 30 %, sans assujettissement supplémentaire aux cotisations sociales. Cette différence majeure ouvre une stratégie spécifique : se verser une rémunération modeste (juste suffisante pour conserver les droits sociaux essentiels) et privilégier les dividendes pour le reste. Cette stratégie n'est cependant rentable que si l'écart de cotisations sur la rémunération de gérance compense le coût de la SELAS — ce qui n'arrive vraiment qu'au-delà de 200-250 k€ de bénéfice annuel.
Pour le détail des calculs et l'arbitrage personnalisé selon votre profil de revenus et votre situation patrimoniale, voir notre article complémentaire Passer en SELARL : quand et comment ou contacter directement un cabinet expert en structuration.