La mécanique fiscale
Le régime mère-fille,
expliqué en chiffres.
Le levier économique d'une SPFPL pour un médecin tient en un mécanisme : le régime mère-fille, prévu aux articles 145 et 216 du Code général des impôts. Il s'applique automatiquement dès lors que la SPFPL détient au moins 5 % du capital de la SELARL (presque toujours le cas) et que les titres sont détenus depuis plus de 2 ans.
Concrètement, sur les dividendes remontés par la SELARL vers la SPFPL : seuls 5 % sont réintégrés dans le résultat imposable à l'IS de la SPFPL (la « quote-part de frais et charges »). Les 95 % restants sont exonérés. Comparons avec la situation où le médecin perçoit ces dividendes en direct :
Simulation — 100 000 € de dividendes annuels
Dividendes remontés de la SELARL
100 000 €
Option A — Perçus en direct par le médecin (flat tax 30 %)
– 30 000 €
Net disponible (Option A)
70 000 €
Option B — Remontés à la SPFPL (régime mère-fille)
– 1 250 €
Net conservé en SPFPL (Option B)
98 750 €
Écart annuel SPFPL vs direct
+ 28 750 €
Sur 10 ans à 100 000 € de dividendes annuels, l'écart cumulé entre une stratégie SPFPL et une stratégie « tout en direct » dépasse 280 000 € — sans compter l'effet de capitalisation des sommes conservées en société. Ce différentiel est ce qui justifie économiquement la SPFPL, à condition que le médecin n'ait pas besoin de consommer ces dividendes immédiatement.
Attention : si vous distribuez ultérieurement les sommes accumulées en SPFPL à titre personnel, vous payerez la flat tax sur cette distribution. La SPFPL ne supprime pas l'imposition — elle la diffère. Le gain est conditionné au réinvestissement professionnel ou patrimonial des sommes conservées.